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Nathasha Pemba- Le Sanctuaire de la Culture

Léonie Mandang : Photographier c'est raconter une histoire

26 Juillet 2019, 19:16pm

Publié par Nathasha Pemba

Qui êtes-vous Léonie ?

 

Tout d'abord merci pour cette belle rencontre. Je suis une jeune sénégalaise qui vit au Québec, Canada. De Thiès à Québec, en passant par Dakar, j'ai atterri dans ce pays en tant qu'étudiante étrangère à l'ENAP pour une maîtrise en Administration internationale. Mais avant cela, j'ai fait des études en Technique de communications, en Communication des Relations-Publiques et en Journalisme. Très engagée dans les mouvements, j'ai eu beaucoup d'expériences à travers les associations sociales et les organismes socio-religieux, mais jamais en politique.

 

Vous êtes Directrice générale de l’agence de communication Forman basée à Québec… et vous êtes photographe. Parlez-nous un peu de votre agence et de votre passion pour la photo.

 

Mon agence appelée Forman, a été créée en 2017. Mais l'idée est née au Sénégal où je comptais l'ouvrir si toutefois je n'obtenais pas le visa pour le Canada. Communication Forman est une agence qui se veut professionnelle, authentique, riche en couleur avec comme volet central la photographie.

 

 

Qu’est- ce qui vous a amené sur cette voie de la communication à partir de la photo ?

 

Il faut dire que quand j'étais plus petite, j'adorais dessiner. Je dessinais du tout: des fleurs, des animaux et autres. En résumé, la nature. A l'approche des fêtes, surtout de Noël et du nouvel an, je passais mon temps à dessiner des cartes de vœux. Je pouvais rester jusque tard dans la nuit à dessiner. C'est ainsi que ma mère, en voyant la lumière de notre chambre, alors que j'étais sensée être au lit, se levait et venait me gronder. Je me rappelle encore de certaines de ses reproches où elle me faisait comprendre que ce n’est pas avec ces dessins que je réussirais dans la vie. Pour elle, il fallait apprendre l'Histoire, la Géographie, l'Observation et les autres matières qui pouvaient me donner de très grands diplômes. Ce qui est tout à fait compréhensible pour une mère. Mais malgré cela, je continuais toujours à dessiner. Et c'est seulement après avoir reçu de bonnes fessées de sa part que j'ai arrêté et que je me suis tournée vers l'image externe. Je veux dire par là, la photographie. A l'époque, je fréquentais le collège Ste-Ursule qui se trouve au centre ville de la région de Thiès. Et à la fin des cours, en rentrant à la maison, je passais par le grand marché où se trouvaient beaucoup de labos photos. Je passais mon temps à regarder les belles photos affichées sur des vitrines. De belles photos riches en couleurs, en modes, mais surtout en histoires. Je dis surtout en histoires, parce que pour moi chaque photo raconte une histoire. Chaque photo est une histoire.

 

La photographie, une passion ou un métier simplement ? La photographie au cœur de votre agence de communication… Est-ce un nouveau concept ?

 

Il faut dire qu'avant qu'elle ne devienne un métier, la photographie est tout d'abord une passion pour moi. Une passion née de l'amour que j'avais pour le dessin. Et c'est pour ça d'ailleurs que je l'ai mise au centre de mon agence de communication. Oui on peut dire que c'est un nouveau concept, car avant, les agences de communication avaient pour but principal de donner des conseils, de gérer les relations-publiques, de partenariat ou de sponsoring pour une entreprise, une association ou même une personne. Elles avaient pour but de faire de l'événementiel. Communication Forman fait tout cela, mais la photographie est au cœur de son travail. Elle est aussi sa porte d'entrée. Et il est important pour moi, que les choses soient et demeurent ainsi.

 

Êtes-vous numérique ou manuel ?

 

Les deux. Mes cours de technique en communication, ont été données avec les méthodes que sont: la méthode analogique et la méthode numérique. J'en parle à l'instant et pleins de souvenirs me reviennent. Aujourd'hui, j'utilise beaucoup le numérique, mais j'ai un appareil photo analogique qui m'a été offert par mon beau-père. Un beau cadeau de famille qu'il a lui-même hérité de son père.

 

Un photographe dans le monde qui vous touche beaucoup ?

 

Je ne peux pas vraiment dire qu'il y a un photographe dans le monde qui me touche beaucoup. Car, je n'en suis aucun et c'est pas à cause d'un photographe que je suis devenue photographe. Ma passion pour la photo est née de ma passion pour le dessin. Et puis à l'époque, on ne parlait pas des photographes comme aujourd'hui. Du coup, c'était difficile d'avoir une référence ou de côtoyer un photographe, surtout que c'était un métier tabou. Aujourd'hui, je connais beaucoup de photographes. Je les admire, je regarde leurs belles photos et parfois je fais des critiques.

 

Photographier pour vous, c’est….. ?

 

Raconter une histoire.

 

L’image qui vous a le plus marquée ?

 

Pas une mais plusieurs images m'ont déjà marquées. Que ça soit les photos d'une femme enceinte ou celles d'une femme qui accouchent, j'adore ces captures. C'est toute une histoire.

 

Y a-t-il un élément dans la nature qui vous donne envie d’espérer ?

 

Les enfants… J'adore les enfants. Et pour moi, tant qu'il y en aura, j'aurai foi en l'humanité.

 

La personne que vous auriez aimé interviewer et pourquoi ?

 

Ma mère. Non seulement pour lui demander ce qu'elle pense de moi en tant que femme et mère, mais aussi comment elle a réussi à fonder une si belle famille? Comment elle a réussi à inculquer de belles valeurs à ses enfants, à les gérer tout en restant digne et brave? Autant de questions que j'aurais aimé lui poser, mais hélas je ne pourrais le faire car elle nous a quitté le 25 février 2018. Paix à son âme.

 

La réalité que vous chérirez dans cent ans…

 

La paix partout dans le monde. Je veux dire par là, qu'on n'entende plus parler de guerres, de massacres, etc.

 

Un auteur spirituel qui vous touche beaucoup ?

 

Jean-Marie Vianney

 

Quels sont vos défis dans les années à venir ?

 

Détenir la plus grande agence de communication qui donne la meilleure visibilité aux acteurs, politiques, entrepreneurs et chercheurs noirs partout dans le monde...

 

Si je vous demande le mot qui décrit le plus votre conception de la Vie, lequel ce serait ?

 

La communion. La communion des cœurs et des esprits.

 

Quelle cause vous tient le plus à cœur ?

 

Le bonheur des enfants.

 

Merci Léonie

 

Entretien réalisée par Nathasha Pemba 

(Le Sanctuaire de la Culture)

 

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Le grand détour pour traverser la rue d’Alain Savary

21 Juillet 2019, 22:09pm

Publié par Nathasha Pemba

Une misère morale et matérielle caractérise Le grand détour pour traverser la rue d’Alain Savary. Néanmoins, au cœur de cette misère, le narrateur transmet l’espoir comme possibilité de la vie.

 

« Je ne serai pas écrasé », pense-t-il à 13 ans.

 

Pour le narrateur, notre situation de départ ne doit pas déterminer le restant de notre vie car il est toujours permis d’espérer. C’est d’ailleurs tout le sens du titre de son roman : Le grand détour pour traverser la rue. Il y a toujours un détour, mais l’on y arrive quand même. Lui qui a grandi à Vanier, un quartier pauvre d’Ottawa va devoir faire le détour durant plusieurs années pour aller de l’autre côté de Rockliffe park, le quartier des riches

 

De 13 à 30 ans, Charles Martin présente l’itinéraire de sa vie. Et dès le premier chapitre il attire l’attention de son lecteur en indiquant que son bébé va bientôt naître et qu’il écrit ce livre pour lui, pour qu’il comprenne d’où vient son père. Il veut dire à son bébé que sa vie à lui n’a pas été facile, mais qu’un père a toujours le choix entre proposer une vie plus intéressante à son enfant ou bien lui donner une vie médiocre.

 

J’ai trente ans. Léah est de plus en plus enceinte! C’est un choc phénoménal pour moi. Un bonheur incroyable. Je suis père sans en avoir eu un. Ni de mère, d’ailleurs. Je ressens le besoin de revivre ce que j’ai vécu enfant… et pauvre (…) J’écris ma jeunesse pour oublier le plus possible ce monde. Écrire pour oublier ? Oui! Le plus difficile à oublier est ce qui n’a pas été vécu et qu’on aurait voulu vivre. Être aimé de ses parents. Déjà, ce monde m’échappe par pans. Comme si j’avais vécu sur une autre planète. Ou comme si je m’étais réincarné ailleurs. C’est en partie le cas. (…) Oui, j’ai besoin de revivre ma jeunesse pour mon bébé qui voudra savoir lui aussi plus tard

 

Ce roman, selon moi, fait écho à cette citation venant d’un auteur anonyme : « Vis pour ce que demain a à t’offrir et non pour ce que hier t’a enlevé ». En effet, plein d’espoir et voulant transmettre l’audace d’espérer à son fils, le narrateur raconte les épisodes douloureux de sa vie dans un contexte familial et social misérable où malgré toute la misère existante, son père à lui a tenté de lui donner ce qu’il possédait même s’il s’agissait parfois des produits issus d’un vol. Le visage de la mère est absent de cette histoire. Quelques visages féminins circulent dans le roman, mais il n’y en a pas qui influencent directement la vie du narrateur. Il sera dès lors à la recherche d’un visage féminin qui l’aidera à s’accomplir sur tous les plans. Il en rencontrera quelques unes, mais ce n’est pas ce qu’il lui faudra pour bâtir sa vie. Il la rencontrera plus tard, Léah, la mère du bébé.

 

Le récit de ce roman a une visée contestataire certes, mais aussi réparatrice, car l’objectif est de signifier que par l’effort et par le refus de la misère il est toujours possible de s’en sortir. Il est donc parfois inutile de s’apitoyer sur son sort. Dans son souvenir le narrateur conserve certaines images, des amis de bonne famille ou encore de ceux qui se contentent de l’aide sociale et ne veulent pas fournir un effort supplémentaire.

 

Il ne pense qu’à être pris en charge par le système. Dans sa famille, ils sont assistés de génération en génération. Par l’Église d’abord et maintenant par le bien-être social 

 

Traduisant un malaise existentiel, le texte inonde d’une spacieuse ouverture lexicale de la souffrance, de l’abandon, de la misère, de la mort du père pour montrer que certains comportements des parents peut parfois détruire l’avenir de leur enfant. Les souvenirs sont rapportés sur base d’un flash-back complétif.

 

J’ai 13 ans. J’ai compris que la ville est coupée en tranches. Moi, je suis dans le bout le plus pauvre.  (…) Moi, je refuse de voler dans les chariots. C’est mon père qui m’a appris à le faire quand j’avais six ans 

 

Le récit tourne autour de quelques axes précis qui se recoupent : l’enfance misérable, les folies avec des amis, le visage du père, l’absence de la mère, la résolution de réussir, la réalité sexuelle, la prise de conscience permanente et l'espérance.

 

La chronologie linéaire des séquences est parfaite et détaille étape par étape la situation du narrateur. Nombreux discours imagés confèrent au roman la forme d’un témoignage poignant, vivant, d’une histoire vraie.

 

Au détour d’un mot, d’un geste, d’un regard, l’essentiel se dit. Des comparaisons inédites se tissent. Un lien surprenant éclaire une théorie complète. L’invention d’une vie surgit parfois dans l’instant d’un effluve

 

Le narrateur dénonce la cruauté de la société, la démission de sa mère qui est « partie avec un con ». Si son père n’est pas considéré comme un modèle, il lui doit du respect parce que la misère ne l’a pas fait déserter. Il est resté là pour éduquer son fils et lui donner un infime espoir sur les possibilités de la vie. On le verra, la mort de son père le tourmentera parce qu’il aurait voulu que le géniteur, même dans sa vieillesse soit fier de son fils.

 

L'identification des faits divers embellit la trame. L’histoire du narrateur est renforcée par la mobilisation des petits récits qui métaphorisent des microsomes sociaux, notamment les histoires des enfants abandonnés souvent à eux-mêmes, des questions d’orientation sexuelles.

 

 Personne n’aime saisir qu’on vient tous de quasiment rien, d’un sperme minuscule qui séjourne dans des muqueuses. C’est visqueux. C’est douteux. Et qu’on est tous expulsés violemment  

 

Le texte évolue de manière à souligner la tristesse du narrateur qui n’est ni rebelle ni aigri mais qui demeure habité par une espérance que les choses pourront changer et devront changer pour lui un jour. Il reste tourné vers le futur qu’il voudrait meilleur.

 

In fine, même s’il finit par rencontrer la femme de sa vie et se trouver une place au soleil, le narrateur pense encore aux pauvres. Et il souligne que le monde devient de plus en plus individualiste et cruel.

 

Pourquoi est-on humain avec les chiens ? Les chats ? Pas les humains ? Pourquoi les vétérinaires ont-ils plus d’empathie que les médecins ? Pourquoi devoir souffrir débile et impotent ?

 

 

 

Je vous laisse découvrir la suite en lisant le roman.

 

SAVARY, Alain. Le grand détour pour traverser la rue, L’Interligne, Ottawa, 2019, 125 p.

 

Nathasha Pemba

 

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Poupée de rouille de David Ménard

7 Juillet 2019, 20:53pm

Publié par Nathasha Pemba

David Ménard signe un recueil percutant. Comme à son habitude, il met en exergue les rapports humains, d'abord envers soi-même, ensuite les rapports avec autrui et la société.

 

Poupée de rouille est un recueil de poèmes assez spécial puisqu’il est écrit à la manière d’un conte. L’auteur y traite de la condition humaine prise sous le prisme de la misère sociale. Cependant, ici il s’agit de la reprise (sous forme de conte poétique) de La Corriveau.

 

 «Il y a longtemps que je suis fasciné par La Corriveau. J’ai vu, à l’âge de onze ans, sur les ondes de Radio-Canada, La Corrivaux, une dramatique télévisuelle réalisée par Jean Salvy d’après la pièce de Guy Cloutier, avec Anne Dorval dans le rôle-titre. C’est à ce moment-là que j’ai découvert La Corriveau et que j’ai été marqué par elle (…). J’ai voulu, moi aussi, raconter son histoire, à ma façon.»[1]

 

Ménard revisite l’histoire de La Corriveau qu’il considère comme une « femme mythique ». Son rêve a toujours été d’élucider ce qu’il considère comme une part de mystère planant sur cette femme que le monde avait choisi de nommer « sorcière ». On n’oubliera pas, dans ce penchant du poète, qu’il y a aussi son intérêt pour les laissés-pour-compte et autres marginaux de la société. Ménard a donc voulu redonner à cette figure ses lettres de noblesse. Questionner l’histoire pour résister au classement afin de ne pas oublier : telle est le sens de Poupée de rouille. Résister pour restaurer la dignité et donner un autre sens à l’histoire. Montrer qu’à cette époque, la justice pouvait faire beaucoup de mal et développer un système d’injustice plutôt que de justice.

 

Ménard nomme la victime, La Corriveau, la Québécoise criminelle condamnée par une cour martiale britannique. La Corriveau pour lui est un être humain qui vient d’un milieu précis et qui porte une identité et qui a vécu une situation avec son deuxième époux qu’elle ne haïssait certainement pas. L’auteur pense que la peine a été trop dure et humiliante et qu’on n’aurait pas dû la mettre dans la cage réservée aux criminels.

 

On retrouve ici une part de l’histoire certes, mais il y a aussi l'autre part: la fictive.

 

Comme on le constate, l’histoire aide David Ménard à dénoncer ce qui existait en 1763, mais qui continue d’exister sous une autre forme dans la société actuelle à travers divers sortes de traitement à l’endroit des humains.

 

255 ans ont passé et la force du récit demeure. La Corriveau c’est un souvenir qui est traduit de plusieurs manières. L’écrivain retourne la blessure cuisante de La Corriveau. Il en ressuscite la trace.

 

Le titre Poupée de rouille, peut aussi porter à confusion. En effet, pour ma part le mot poupée m’a questionnée dès le départ. Il m’a fait penser à l’histoire d’une orpheline. Quand on l'a lu on comprend qu'il n’est pas, de prime abord, l’histoire que le lecteur curieux peut identifier.

 

Retenons d’emblée d’emblée que l’auteur ne refait pas le procès de la Corriveau pour condamner les Britanniques. Il estime juste qu’on aurait pu comprendre l’acte de la Corriveau comme une volonté de l’amour voulant sauvegarder l’image de l’être aimé en pleine dégénérescence et le soustraire de toutes les humiliations possibles. L’intérêt, outre celui qui, littéraire, est certain compte tenu de la qualité de la langue et de la construction formelle de l’ouvrage relève de l’enchâssement des horizons convoqués. Celui que constitue cette « femme-mémoire », dont le temps de l’existence et le temps verbal se révèlent étrangement référencés à un passé élevé à une puissance quasi mythique, plus vrai que tout présent ; celui que constitue un pays habité par des esprits.

 

Revisité à la lumière d’un soleil contemporain fait des déclarations des droits humains et des chartes pour la dignité, des mouvements féministes, La Corriveau devient l’espace, non d’une réécriture mais d’une métamorphose, celle d’une Marie-Josèphte devenant l’héroïne d’une histoire dont elle fut condamnée sans être écoutée. Certes, il s’agit toujours d’une femme qui a tué, et dont l’acte ne peut être justifié puisqu’il est question d’une vie qui est ôté ; mais, si elle est condamnée c’est parce qu’elle a tué non pas parce qu’on ne l’aimait pas mais parce que l’acte de tuer en soi n’est pas bon. Néanmoins, condamnée à mort, était-ce le sort réservé aux criminels qui devait lui être imposé ? Peut-être  aurait-on dû écouter La Corriveau et comprendre la force de cet acte ?

 

 

Selon moi, la force de ce recueil, c’est de n’être ni une revanche ni l’histoire d’un martyr. C’est une suite, une réponse historique, le pan de l’histoire du Québec, l’histoire de l’occupation britannique, le parcours de la femme dans l’histoire. Effectivement, Ménard n’est pas fâché avec l’histoire, il veut simplement montrer qu’on aurait dû faire montre d’une certaine empathie, de l’effacement de la victime, de « la nonchalance majestueuse » des Britanniques qui peuvent être vus comme des criminels tout compte fait. Il opère en quelque sorte une mutation de l’illogique, la restauration enfin, et un après, un itinéraire de vie. De ce fait, Poupée de rouille devient comme la tentative de dire la dignité et l’amour au cœur de la justice au moyen d’un style précis pour faire ré-exister ce qui devait l’être.

 

En conclusion me vient cette pensée d’Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regarde sans rien faire ». David Ménard selon moi a accompli ce qu’il lui fallait accomplir pour restituer cette partie de l’histoire selon sa compréhension. Si Ménard ne refait pas le procès de La Corriveau, peut-on sous-entendre qu’il fait, indirectement, le procès de l’histoire?

 

C’est un recueil que je vous recommande.

 

 

Nathasha Pemba

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