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Le Sanctuaire de la Culture

Douze questions à Ardhy Massamba, artiste congolais

24 Février 2018, 21:36pm

Publié par Juvénale Obili

 

Ardhy Massamba est un artiste portraitiste accompli. Ce peintre congolais de Brazzaville est auteur de plusieurs oeuvres. Il peint au sable et essaie tant bien que mal de vivre de son art. Juvénale l’a rencontré pour le compte du Sanctuaire de la Culture.

***

 

Bonjour Ardhy, comment vas-tu ?

 

Bonjour, ça va très bien. J'espère que toi aussi.

 

Peux-tu nous parler de toi en tant qu'artiste ?

 

Je suis artiste peintre portraitiste, spécialiste en portrait peint à base de sable fin. L’art est ma passion depuis l’enfance.

 

Comment définis-tu la peinture ?

 

La peinture est pour moi un outil qui me sert à m’épanouir. Quand je peins, j’oublie presque tous les problèmes et les soucis qu'on peut avoir au quotidien. Je la trouve, en effet, tout à fait magique.

 

Ta première expérience avec un pinceau...

 

Ma première expérience avec les pinceaux était en 2000. C'est l'année où j’ai découvert qu'on ne peint pas seulement avec les crayons de couleur, mais aussi avec les pinceaux et d’autres matières d’art plastique.

 

D'où vient ta vocation pour la peinture ?

 

Ma vocation pour la peinture vint le jour où j’ai vu et fais la découverte des toiles d’un  grand artiste peintre de mon quartier, nommé Anicet Malonga magrego. J’étais tellement excité que je voulais à tout prix peindre comme lui. Il fût mon idole avant que je puisse faire la connaissance d’autres grands artistes.

 

Quelle  formation ?

 

J'ai été formé par un très grand maître connu sous le nom de Nkazi MAV. C’est lui qui m’a appris comment peindre avec du sable fin et réaliser des portraits si réels que les gens parfois ont du mal à distinguer la photo et le portrait.

 

Tes sources d'inspiration...

 

Mon maître car, les portraits ne viennent pas vraiment d’une source d’inspiration. C’est la reproduction d’une photo.

 

Quelle importance accordes-tu aux couleurs ?

 

Les couleurs sont d’une importance capitale pour moi parce que, elles me servent à bien faire les mélanges de différentes réalisations des toiles et des portrait. Surtout, au niveau des portraits, ça m’aide beaucoup et du jour au lendemain, j’expérimente différents types de couleurs.

 

Le nom d'un artiste peintre qui te fascine en Afrique...

 

Claudy khan me fascine beaucoup. Ses toiles sont d’une beauté incroyable.

 

Quel est ton plus grand rêve ?

 

Mon plus grand rêve, brièvement, c’est d'avoir un jour les moyens possibles d’ouvrir une grande école d’art plastique. En parallèle, je souhaite apprendre l’art du sable aux orphelins. Dans le même sens, apporter mon aide aux personnes vivant dans les mauvaises conditions. Aider les pauvres tout simplement.

 

Comment définis-tu un talent ?

 

Pour certains, c’est inné. D'autres par contre pensent que le talent se développe après des années. En ce qui me concerne, une personne talentueuse est celle qui consacre corps et âme à ce qui le passionne et dans ce cas, la réussite est toujours au rendez-vous après des efforts fournis.

 

Un message à l'endroit de la jeunesse congolaise ?

 

Mon message à la jeunesse congolaise et à tout autre personne est, simplement, de croire en soi ainsi qu'à ses rêves, peu importe les difficultés ou les épreuves de la vie. Ne jamais abandonner car la patience finit toujours par payer.

 

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Juvénale Obili.

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Le pardon de Jean Dello

17 Février 2018, 07:49am

Publié par Juvénale Obili

« Le pardon » est un roman de Jean Dello paru aux Éditions Hémar à Brazzaville, en mars 2008. Sur 119 pages, ce roman est subdivisé en trois parties contenant quatorze chapitres.

 

La trame de ce roman de l’écrivain congolais Jean Dello traite de la question du déchirement familial.  On y retrouve notamment les questions du divorce, de la giffle et du viol [ l'inceste ]. Georges Ndouli, le protagoniste, est au bord de la démence à cause de ses actes odieux qui seront condamnés même par la nature.

Les aveux, la répentance et surtout le pardon va reconstruire l’équilibre familial.

 

La 1ère de couverture du roman présente un ciel couvert d'obscurité faisant descendre toute sa rage à travers de grands tonnerres qui s'abattent sur un arbre ou pratiquement sur la terre. En lisant « Le pardon » dès les premières pages, il y a comme un suspens qui accroche et nous donne envie de poursuivre la lecture afin de découvrir le dénouement ou la chute de l'histoire.

Avec un style maîtrisé et original, la construction des phrases est correcte. Le langage adapté pour tous. La transition entre les chapitres est fluide puisqu'elle fait progresser le récit étape après étape.

La thématique abordée dans « Le pardon » est purement basée sur une analyse socio-culturelle et psychologique, de certaines réalités africaines. Les thèmes développés ici sont : la conséquence du divorce, la mauvaise éducation et la malédiction.

Avec une écriture de dramaturge, Jean Dello présente une Afrique mère qui n'aime pas que ses enfants lui désobéissent en bravant ses valeurs les plus chères telles que l'amour, la pudeur et le respect. Il ne faut pas ennerver la nature en allant à l'encontre d'elle.

Ce qui est aussi interessant c'est que ce roman essaie de donner des solutions par rapport aux problèmes qu’il pose.

 

« Le pardon » de Jean Dello délivre un message très important et éducatif. C'est une interpellation à l'endroit de la famille africaine à propos des problèmes qui sont à la base de scissions. D'abord, il invite les personnes à revoir leurs comportements. Ensuite, il tire en épingle les conséquences que peuvent entraîner nos actes. Enfin, il présente une méthode de réconciliation à partir de l'humilité et du pardon en tenant compte de la culture propre de l’Afrique.

De mon point de vue, l'idée principale ici stigmatise toutes les réalités sociales dans nos familles en transition culturelle aujourdhui. Réclamer les biens de son père, bien que ce dernier soit encore en vie, est la partie la plus choquante que l'auteur ait pu décrire dans le roman. Si nos nous maintenons nos mœurs en dérives, que restera-t-il de l'Afrique ?

 

 

Juvénale Obili

 

 

 

Jean Dello est originaire du Kouilou ( district de Mvouti ). Né le 05 avril 1940, il est titulaire d'un doctorat en Ethnolinguistique, obtenu en 1983 à l'université de Nice. De 1997 à 2002, il fût ministre des postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies au Congo.

 

Références:

Jean Dello, Le Pardon, Brazzaville, Les Éditions Hémar, 2008.

 

 

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Jussy Kiyindou : On devient très souvent auteur parce qu'on a été lecteur  

2 Février 2018, 04:05am

Publié par Juvénale Obili

- Bonjour Jussy, comment vas-tu ?

Assez bien, je dois le dire puisque nous sommes en janvier et que c'est, d'ordinaire, pour moi, une belle période - et je n'y réfère pas parce que c'est le mois de mon anniversaire (rires). Disons que c'est rituellement mon mois de transition et d'accalmie, où je prends habituellement le temps de poser les choses et d'envisager les chantiers auxquels m'atteler.

- Peux-tu nous parler de toi ?

En quelques dates - je dirai : je suis née le 31 janvier 1989, à Brazzaville, où j'ai fréquenté plusieurs écoles primaires mais si je ne devais en citer qu’une, ce serait assurément l'Académie Stanislas Gabou Kilolo. J'en garde de très bons souvenirs et une graphie reconnaissable. En 2000, l'ombre de la guerre civile m'a poussé sur les terres de France. Le 3 décembre 2003, a été une date déterminante dans mon jeune parcours, j'ai cristallisé le désir d'écrire avec, pour la première fois, la perspective de publier. Mars 2016 a été l’année de parution du premier roman chez Présence Africaine. Que dire de plus ? J'ai appris à être un lecteur passionné et très assidu. Et cet amour des mots m'a, naturellement, mené vers des études littéraires pendant le secondaire puis des études supérieures en Lettres Modernes et en Art dramatique. Curieux de tout et insatiable, je souhaiterais finaliser un master en sciences politiques.

- D'où t'es venue la passion pour l'écriture ?

Tout est née d'un grand désir de lecture. J'ai été un très gros dévoreur de livres pendant l'adolescence. J'ai d'ailleurs développé une préférence pour l'Héroic Fantasy (genre littéraire qui convoque les créatures mythologiques, la féerie, l'aventure) avant de me tourner vers la littérature générale et de revenir aux classiques. Ces lectures ont participé à l'élaboration de mon désir d'écriture. Enfant, j'ai eu la chance de développer une forme d'enthousiasme quasi religieux à l'égard des écrivains pour leur capacité à susciter des univers poétiques et rassembler les imaginaires. Du jour où j'ai expérimenté le fait qu'un personnage fictif d'encre et de papier pouvait avoir une importance capitale et, parfois même, impacter la trajectoire d'un être de chair et de sang, en inspirant des projets de vie, de l'engagement humanitaire, social, philosophique, social et même politique - j'ai voulu écrire. Et j'ai pris la plume, pour faire rire, sourire, grimacer, agacer, pleurer, espérer. Partager, en somme.

- Est-ce que lire conduit forcément à l'écriture avec le temps ?

J'aime à penser que la lecture est une des voies pour arriver à l'écriture. Certains diront que c'est la voie royale. Il est vrai que plus on lit, plus on en veut. Et l'écriture peut jaillir de ce curieux appétit. Pour moi, ça a été le cas. Mais chaque trajectoire humaine étant différente, chaque itinérance étant particulière, je dirai avec réserve que lire est un facteur qui favorise grandement le désir d'écrire. On devient très souvent auteur parce qu'on a été lecteur.   

- Parle-nous de ton premier roman...

Quand tombent les lumières du crépuscule... est mon premier roman publié. Mais c'est le 4ème roman dans l'ordre chronologique des chantiers d'écriture achevés. C'est l'histoire d'un personnage en perte de repère, tiraillé entre deux eaux (la Seine et le Fleuve Congo), entre deux continents (l'Afrique et l'Europe), entre deux époques (le présent et le passé). Cette perte de repères est exacerbée par la mort de son grand-père. Et faire le deuil de ce dernier apparaît alors comme l'ultime tentative de faire naître le jour d'avoir la vie devant soi et de ne plus traverser la nuit de la foi, la nuit de l'identité, la nuit de la mémoire, une nuit hantée par les fantômes de la guerre civile et les différents affres de l'abandon. Le roman s'ancre dans la croyance africaine selon laquelle les morts ne sont pas morts (Birago Diop) et ces mêmes morts participent activement au présent des vivants. Le personnage marche sur un chemin au bout duquel il est question de (re) naître à soi.

- Quelles sont tes sources d'inspiration ?

Victime de la curiosité, je pense que je puise mon inspiration de tout ce qui fait la vie. J’ai appris à être attentif aux petites choses de l’existence et j’aime à penser que c’est bien d’elles que puise l’inspiration. La famille est aussi une source inépuisable d’inspiration. Les enfants le sont aussi. J’ai la chance d’évoluer au quotidien dans un univers professionnel qui s’attache à l’édification citoyenne des enfants (le Conseil Municipal des Enfants de la ville de Créteil) dans la perspective de parfaire leur engagement et en faire des acteurs de la ville d’aujourd’hui et de demain, et là encore cette proximité me stimule et m’inspire beaucoup. Les écrivains, les artistes, les œuvres musicales, cinématographiques, photographiques et les livres aussi sont une source d’inspiration, ils font naître d’autres livres.

- Le théâtre t'intéresse également ...

Enormément. L’épreuve de la scène et l’apprentissage de l’école du spectateur ont indéniablement participé à la naissance du jeune auteur que je suis. J’ai bien envie de reprendre, à la suite du metteur en scène français Yves Beaunesne, que « le désir de théâtre ne connait jamais la nuit ». C’est une pratique qui m’a permis d’expérimenter tous les possibles  « jeux du je ». Se saisir de la parole d’un personnage et faire vivre ce dernier le temps d’une représentation reste une chose qui m’m’émeut. Et si le théâtre peut avoir une dimension cathartique, en ce qu’il m’a permis de conjurer les fantômes d’un passé parfois encombrant, il est aussi très vivant. En y pensant sa dénomination d’art vivant fait complètement sens. Le théâtre m’a permis de continuer à de continuer à vivre, à rêver, à créer. Et il continue. Ce premier roman est d’ailleurs dédicacé à la mémoire de Jean-Luc Lagarce : un dramaturge contemporain que j’ai eu la chance de découvrir au lycée et dont l’écriture est faite de tâtonnements de la mémoire et de recherches d’exactitudes. La voix de la Jean-Luc Lagarce m’a beaucoup soutenu et aidé à aller un peu plus loin sur le chemin de l’écriture.

- As-tu fais tes études en fonction de tes passions ?

J’ai là encore eu la chance d’évoluer, d’un point de vue scolaire, sur un terrain que j’affectionne et qui m’a permis de lier, assez naturellement, passion et études. On va dire que j’ai fait – sans l’avoir trop cherché - ce qui m’a plu.

- Que représente la passion pour toi ?

Je serai bien présomptueux d’en proposer une définition. Je ne peux répondre qu’à ma petite échelle : c’est pour moi la petite part qui fera toujours écho à ce qu’il reste de notre enfance. La passion est ce qui lance, ou du moins, ce qui devrait toujours nous lancer en avant, au-devant du monde. C’est cette petite musique que le vacarme du monde et les compromissions de l’âge adulte tenteront toujours de faire vasciller et d’altérer. Il va s’en dire qu’il revient à chacun de l’écouter, de la faire résonner et de la faire vivre. C’est l’étincelle qui peut, quand elle est nourrie, éclairer l’obscurité.

 

- Tu es lauréat de la 1ère édition du prix du premier roman Sylvain Bemba 2018, un mot à dire...

Je suis trois fois reconnaissant au jury pour sa bienveillance de regard à l’égard du roman Quand tombent les lumières du crépuscule… L’initiative de ce prix est très louable. Il permet de mettre en lumière une figure incontournable de la culture livresque congolaise. Sylvain Bemba a été, pour un temps, le soleil autour duquel ont gravité des auteurs-planètes de la littérature congolaise. Il conserve cette image de rassembleur de talents, toujours à l’écoute et affable de conseils pour guider les auteurs qui émergeaient alors. D’autre part, ce prix adressé à des primo-romanciers permet à chaque participant de découvrir la grande fratrie des auteurs du bassin du Congo. Enfin, je remercie le jury qui permet de rassembler sur le lointain rivage des ombres, Sylvain Bemba et Michel Kiyindou, qui entretenait une amitié et partageait un voisinage commun.

- D'autres projets littéraires en vue ?

Oui, le petit serpent noir de mon écriture continue à dessiner son chemin. Un roman, « Des Ombres. Et leurs échos. »  est actuellement sur le bureau des éditeurs. Je vais ouvrir à partir du mois d’avril un nouveau chantier romanesque. Il est aussi question cette année 2018 de lancer mon site internet baptisé « ALOHOMORA » (ndlr nom d’un sortilège de l’univers de Harry Potter qui permet d’ouvrir les portes) et d’y présenter une série de court-métrages qui inscrivent la littérature dans le quotidien.

- Un message à l'endroit des jeunes passionnés de la littérature.

Bien long et laborieux peut parfois paraitre le chemin qui mène de l’écriture à la publication, il ne faut donc désespérer de rien. Le seul message dont je puis me faire passeur est celui que j’ai, moi-même, un jour, reçu de la part de Jean-Philippe Arrou-Vignod, un écrivain que j’affectionne beaucoup et qui m’a accompagné pendant un projet. C’est un message que j’ai reçu comme une véritable profession de foi : « ne jamais préférer le beau style au style juste. Continuez à lire les grands, mais écrivez vos histoires à vous, celles dont vous êtes le plus proche, avec vos mots, sans tenter de rivaliser avec eux. Chaque homme à son territoire intérieur, et c’est dans ce terreau singulier qu’il doit puiser s’il veut espérer, un jour, parler au plus grand nombre. Construisez donc vos univers personnels, et c’est en nous en parlant simplement, à votre façon unique, que vous trouverez votre voie et le bonheur qui va avec. ». En somme, il faut continuer à lire et à faire couler beaucoup d’encre !

 

Propos Recueilli par Juvénale Obili, Bloggeuse pour le compte du Sanctuaire de la Culture

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Dans notre Bibliothèque... La saint Valentin.

1 Février 2018, 18:18pm

Publié par Le Sanctuaire de la Culture

Nous verrons la vie en rouge ce mois, parce que c'est le mois de la célébration de l'Amour. Dans ma bibliothèque, cinq romans cultes, cinq pensées de notre choix... Bonne saint Valentin à tous:

"Ma mère n'a jamais cessé d'être amoureuse de mon père. Elle a conservé son amour pour lui aussi vivant que l'été où ils se sont rencontrés. Pour y parvenir elle a écarté la vie. Parfois elle ne vit que d'eau et d'air pendant des jours. Étant le seul spécimen connu de vie à pouvoir le faire, on aurait dû donner son nom à une espèce. Un jour oncle Julian m'a raconté que le sculpteur et peintre Alberto Giacometti avait dit que parfois, pour peindre une tête, il fallait abandonner le reste du corps. Pour peindre une feuille, il faut sacrifier tout le paysage. On peut avoir l'impression, au début, de se limiter, mais au bout de quelques temps on se rend compte qu'en ayant un centimètre de quelque chose on a plus de chance de tenir un certain sentiment de l'univers que lorsqu'on prétend peindre le ciel tout entier. Ma mère n'a choisi ni une feuille ni une tête. Elle a choisi mon père et, pour préserver un certain sentiment, elle a sacrifié le monde".

(Nicole Krauss)

 

 

"C'est un amour désintéressé: Tereza ne veut rien de Karénine. Elle n'exige même pas d'amour. Elle ne s'est jamais posé les questions qui tourmentent les couples humains: est-ce qu'il m'aime? a-t-il aimé quelqu'un plus que moi? m'aime-t-il plus que moi je l'aime? Toutes ces questions qui interrogent l'amour, le jaugent, le scrutent, l'examinent, peut-être le détruisent-elles dans l'oeuf. Si nous sommes incapables d'aimer, c'est peut-être parce que nous désirons être aimés, c'est-à-dire que nous voulons quelque chose de l'autre (l'amour), au lieu de venir à lui sans revendications et ne vouloir que sa simple présence". 

 (Milan Kundera)

 

 

 "Je ne te demande pas de m’aimer toujours à ce point-là, mais je te demande de t’en souvenir. Quoi qu’il arrive, il y aura toujours en moi celle que je suis ce soir".

 

(F. S. Fitzgerald)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Tu veux dissocier l’amour tout court et l’amour physique. Je te rétorque que la communion charnelle ne peut être sans l’acceptation du cœur, si minime soit-elle. Si tu peux procréer sans aimer, rien que pour assouvir l’orgueil d’une mère déclinante, je te trouve vil. Dès lors, tu dégringoles de l’échelon supérieur, de la respectabilité où je t’ai toujours hissé. Ton raisonnement qui scinde est inadmissible". 

 

(Mariama Bâ)

 

 

"Les autres mettent des semaines et des mois pour arriver à aimer, et à aimer peu, et il leur faut des entretiens et des goûts communs et des cristallisations. Moi, ce fut le temps d’un battement de paupières. Dites moi fou, mais croyez-moi. Un battement de ses paupières, et elle me regarda sans me voir, et ce fut la gloire et le printemps et le soleil et la mer tiède et sa transparence près du rivage et ma jeunesse revenue, et le monde était né, et je sus que personne avant elle, ni Adrienne, ni Aude, ni Isolde, ni les autres de ma splendeur et jeunesse, toutes d’elle annonciatrices et servantes.

(Albert Cohen)

 

Bonne SAINT VALENTIN

 

Nathasha Pemba

 

Le Sanctuaire de la Culture...

 

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