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Nathasha Pemba- Le Sanctuaire de la Culture

La fin de Mame Baby de Gaël Octavia

30 Novembre 2017, 04:58am

Publié par Nathasha Pemba

Le roman féministe de cette rentrée littéraire chez Gallimard Continents Noirs a pour nom: La fin de Mame Baby. Il s'agit du premier roman de Gaël Octavia.

Dans cette toute petite ville qu'on appelle "Le Quartier", quatre femmes se racontent. À travers elles est mise en exergue la question de la relation à l'autre, aux autres et à la culture. Relation qui se construit, qui se déconstruit et qui se reconstruit. 

La femme!

Ces quatre femmes qui refusent de s'enfermer dans un cadre prédéterminé sont des femmes libres qui ont en commun la désolation. Mariette vit dans le souvenir d'une vie remplie mais inaccomplie. Elle fume, boit du vin pour tenir. Aline, discrète et un peu taciturne écoute beaucoup, mais elle porte une douleur que Mariette ignore: Ce qui l'a amenée sept ans auparavant à quitter " le Quartier". Suzanne la petite blanche qui s'occupait de Mariette avant l'arrivée d'Aline. Celle-là (Suzanne) c'est l'amoureuse qui accepte de tout endurer par amour de coeur et du sexe. Enfin il y a Mame Baby l'omniprésente à travers le souvenir de Mariette. Mame Baby c'est un peu la Simone de Beauvoir de la ville. Elle a fait de bonnes études à Paris: Normale Sup.

La présence

Dans ce roman on croise l'histoire. L'histoire des femmes. L'histoire de la femme noire, celle qui n'a pas besoin de se fabriquer une nouvelle identité pour être. Gaël Octavia invite la femme à être tout simplement elle parce qu'elle a le droit d'être elle. C'est un devoir envers la postérité: ne pas se nier. C'est ce qu'est finalement Mame Baby. Dans ce roman, on croise la liberté. Décider de partir ou de rester est une liberté que tout le monde ne peut pas comprendre. Aimer au-delà ou en dehors des appartenances est parfois vital car il n'y a rien de déterminé dans la vie. Seule compte la liberté.

Nathasha Pemba

Le Sanctuaire de la Culture remercie les Éditions Gallimard "Continents noirs" pour la collaboration.

Réf.

Gaël Octavie, La fin de Mame Baby, Paris, Gallimard "Continents noirs", 2017.

 

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À la rencontre de Hoz Huster

27 Novembre 2017, 17:53pm

Publié par Juvénale Obili

Huz Hoster est un jeune congolais qui porte en lui une passion particulière pour la créativité. Juvénale Obili l'a rencontré pour le Sanctuaire de la Culture.

 

Bonjour Hoz, comment vas-tu ?

 

Je vais bien, merci !

 

Peux-tu nous parler de ta passion ?

Sur ma passion, je dirai que je suis sans doute comme tout le monde, mais je m’intéresse aux choses qui sortent un peu de l’ordinaire et à caractère innovant ; je suis par conséquent passionné par la Robotique, la mécanique, l’électronique, la couture, la soudure et l’informatique.

 

Pourquoi Hoz ?

Hoz est mon identité dans tout ce que je fais. C'est en quelque sorte mon pseudo ! Depuis 2002 quand je me suis lancé en robotique et informatique, je me suis procuré cette appellation. Et depuis, elle fait aussi partie de mon identité car tous ceux qui connaissent Hoz, sont toujours accrochés par l’une ou plusieurs de mes réalisations.

 

Être bricoleur dans le secteur industriel n'est-il pas un vrai challenge au quotidien ?

Être bricoleur est un vrai challenge, non seulement dans le secteur industriel, parce que ce qu’on fait n’est toujours pas suffisant, et parce que l'idéal c'est toujours de se surpasser et de toujours faire mieux ! Dans le secteur industriel encore, aujourd’hui influencé par les nouvelles technologies, je suis tout le temps dans l’actualité pour être à jour et me mettre en phase avec les nouvelles technologies et les nouvelles techniques industrielles.

 

Comment t'organises-tu ?

L’organisation est très importante quand on se retrouve détenteur de plusieurs compétences ! J’ai actuellement plus de cinq projets en cours de réalisation, je m’organise toujours à me consacrer deux ou trois jours par semaines pour avancer. Bien que ce soit très difficile d’être technicien dans mon pays, néanmoins je donne toujours le meilleur de moi-même pour avancer dans cette aventure.

 

Quel est ton plus grand rêve ?

Mon rêve est de devenir dans un futur très proche, un géant congolais dans le secteur des nouvelles technologies ; constructeur de matériel industriel très réputé en Afrique et fabriquant d’une nouvelle marque de voitures électriques au Congo.

 

La vente de tes articles...

Concernant mes articles (en couture par exemple), j’ai déjà vendu une cinquantaine de sacs et trousses pour femmes  et le nombre ne cesse d’augmenter ; j’ai garni plus d’une dizaine de voitures en sellerie automobile en une année ;  en industrie, j’ai développé une machine Cintreuse qui me permet aujourd’hui de fabriquer les meubles métalliques, et avec la même j’ai pu en trois mois fabriquer plus de soixante-dix produits parmi lesquels des tabourets pour bar, berceau pour bébé, plusieurs chaises de salon très design dont j’ai déjà vendu plus de 22 dans la ville de Pointe-Noire. Toutefois, je me sers des réseaux sociaux et du bouche à oreilles pour faire la promotion de mes produits !

 

Des jeunes désœuvrés dans la société congolaise peuvent-ils croire en l'avenir ?

Les jeunes désœuvrés ont des chances de parvenir dans notre société ! Pour cela, nous devons organiser des cellules de soutient et de transfert de compétences pour leur prise en charge et pour leur épanouissement dans le milieu du travail, et enfin pour leur permettre d’établir des plans pour l’avenir car l’avenir du Congo se trouve dans les bonnes actions de la jeunesse.

 

Que peux-tu demander au Congo en tant que fils et artiste pétri de talents ?

Pour ce qui est du Congo, je souhaiterais que nous disposions des plates formes d’échanges, de transfert des compétences et un bon accès aux nouvelles technologies ! Je ne suis pas le seul à être pétri de talent, il est du devoir de mon pays de favoriser les jeunes et de leur permettre de donner le meilleur d’eux-mêmes dans leurs domaines de compétence.

 

Des perspectives ?

Des perspectives, oui ; je me suis toujours vu comme un entrepreneur, un concepteur et dans les cinq prochaines années me voir à la tête d’une grande entreprise congolaise, employant uniquement la main d’œuvre locale.

 

Un message à l'endroit des jeunes ?

Aux jeunes, je leur dirais de ne pas abandonner, de rester droit et persévérant dans leur rêve et surtout de s’ouvrir au monde et aux autres ! En créant des groupes d’études, ils pourront se compléter et plus tard former un large réseau d’échanges d’informations.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR JUVÉNALE OBILI

 

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Innocence volée de Ninelle N'Siloulou

21 Novembre 2017, 06:04am

Publié par Juvénale Obili

Ninelle N'Siloulou est une écrivaine congolaise. « Innocence Volée » est un roman dont l'histoire s’étale sur 104 pages distinctement reliée par 5 chapitres.


 

« Innocence volée » parle de Milata, l’héroïne dont on pourrait se questionner si elle est porteuse d’une malédiction ou de malchance car depuis l’âge de dix ans sa vie n’est pas de tout repos.

 

Née d’un mariage forcé, Milata, dès sa venue au monde parce que de sexe féminin, n’a connu aucune affection paternelle. Plus tard, alors qu’elle est en quête de son géniteur, elle finit par le retrouver et a du mal à renouer avec lui malgré le manque qu’elle a toujours éprouvé.

La vingtaine, belle et diplômée avec un travail bien rémunéré, Milata connaît plusieurs évènements qui ne la laissent pas en paix. Son destin ressemble quelque peu à celui de sa mère Mpolo décédée.

 

« Innocence volée » c’est aussi l’opposition entre la tradition et la modernité à travers divers faits.

Avec un style d'écriture qui traduit les faits tel un jeu d'énigme, l'auteur expose la thématique suivante : le phénomène du mariage forcé et des mangeurs d'âmes ; le déni de sexe d'un nouveau-né ; le mariage africain face à la stérilité ; la prostitution ; les enfants de la rue ; le mal des préjugés ; le pardon, la réconciliation. Elle touche en même temps la question congolaise en faisant une comparaison entre le Congo du monopartisme et le Congo des valeurs civiques et patriotiques dépravées. Elle parle des jeux africains tels que l'Aoualé ( Ngola ), koukoulé elombé, ndzango et minoko. Elle évoque la cuisine congolaise ( Ngoki à la muambe, ngulu mu manko ). Parlant des Mbochi et Babembé, elle envisage de faire comprendre aux lecteurs qu'il n'y a pas de défauts moraux propres aux différentes ethnies.

 

Pourquoi « Innocence volée » ?

À l'adolescence, Milata a frôlé la prostitution afin de survivre parce que la vie était dure au quotidien avec sa mère dont elle prenait le soin de consoler face à ses chagrins de femme abandonnée par son mari. Elle s’est battue seule dans la vie pour survivre puis s’est ressaisie à l'âge de 17-19 ans. Son innocence volée par son père, Mr Mboukou, qu'elle a détesté très longtemps avec son cœur d'enfant méprisée. Son innocence volée par la vie dans sa position de victime face à tout ce qui lui est arrivé sans le mériter. Elle voulait juste être aimé par son père.

 

Vivre la séparation de ses parents à 10 ans est un énigme que la vie nous impose car l'on ne peut comprendre comment le bonheur peut s'en aller en laissant les empruntes du chagrin derrière lui. Le pardon libère les cœurs rancuniers en distillant la réconciliation tout en rappelant la force de l'amour et les liens familiaux. Cependant, se plaindre dans la vie est un fait qui pousse à la victimisation et rend la vie encore très triste. L'on devrait accepter de laisser partir ceux qui partent de notre vie et faire entrer ceux qui viennent, avec sagesse. En une seule phrase: l'auteur nous montre la clé du bonheur lorsque la vie nous prive de son sourire : l'amour."

 

Juvénale Obili

 

Références:

Ninelle N'Siloulou, « Innocence volée », Éditions La Bruyère, France, 2017.

Prix: 15€

 

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Sony Labou Tansi en douze citations

13 Novembre 2017, 04:03am

Publié par Le Sanctuaire de la Culture

1*On ne brûle pas la dictature, c'est elle qui brûle.

(La Vie et demie )

2*Toute mon écriture est une manière de dire cette chose. C’est dingue d’être amoureux de l’humanité mais je le suis et j’en suis fier. Fier, avec mes trois peurs. Elles s’imposent à moi comme à tous les humains : la peur de finir en tant qu’être, mais aussi en tant qu’espèce, peur de l’égarement et enfin peur de l’inutilité. Et puis, malgré tout, une certaine peur de la parole. Je dis bien peur de la parole et non honte. D’une manière ou d’une autre, il m’est possible de répondre à toutes les questions qu’on pourrait me poser sur mon verbe en une seule et unique phrase : je suis écrivain, que voulez-vous que j’y fasse, les choses viennent du ventre. Parce que le ventre demande un peu de place sur notre terre en question. Parce que les gens semblent ignorer que c’est de la viande que nous vient la vie…

(Encre, sueur, salive et sang : Textes critiques de Sony Labou Tansi)

3*Nous sommes tous des Hitler en puissance. Si sous prétexte d’informer les gens on doit continuer d’abattre plusieurs millions d’arbres par jour, alors le progrès ça sert à quoi ? Il faut des prophètes, notre temps en a besoin. Il faut des révoltés pour faire face à l’ensauvagement. Quand un mot pareil est prononcé, tout le monde se tourne vers l’Afrique ou l’Amérique latine. C’est possible. Mais qui invente cette sorte d’Afrique-là ? Je dirais mieux, qui a inventé cette Afrique-là ? Cette terre se déchire et se prend les boyaux… Il est regrettable de constater qu’on ne se rend pas compte que c’est en même temps les boyaux de toute l’humanité qui se déchirent…

(Encre, sueur, salive et sang : Textes critiques de Sony Labou Tansi)

4*Je sais quant à moi que l'on ne peut pas produire de l'art engagé, c'est l'art qui produit des engagements.

L'autre monde: écrits inédits de Sony Labou Tansi

5*A ces peuplades-là, pensent certains dignitaires, il faut du temps pour apprendre la liberté. Disons en passant que même les bêtes savent se servir de la liberté.

L'autre monde:écrits inédits de Sony Labou Tansi

6*On a envie de raconter une expérience humaine, une expérience d'homme avec sa sensibilité, avec les mots qu'on connaît le mieux, avec les expériences qu'on a le plus goûtées. On ne peut pas bercer la misère, c'est impossible, la misère n'est pas matérielle, elle peut être humaine, spirituelle, littéraire... On ne peut pas bercer la misère et puis la misère ne fait pas partie de l'homme. Mais il y a la douleur. On est en face d'une douleur, d'une chose invivable, j'ai des images dans ma tête, il faut que j'arrive à les chasser de ma tête parce que quand je vois un homme qui en étrangle un autre, quand je vois un homme qui brandit un poignard couvert de sang pour dire qu'il est fier d'avoir tué, c'est pas la misère, je ne sais comment qualifier ça, c'est une chose que je ne comprends pas, je m'arrête, je ne comprends plus rien, je meurs.

L'autre monde:écrits inédits de Sony Labou Tansi

7*on ne peut pas changer d'Afrique comme on change une femme

(L'Etat honteux )

8*L’existence commence là où nous savons dire non !

(Qui a mangé Madame d'Avoine Bergotha ?)

 
9*La maladresse même belle de répéter sept fois le mot peuple dans un poème ne rendra pas le poème engagé mais simplement alourdi, ou médiocre. Si bien qu’en fin de compte nous arrivons à un résultat contraire à celui que nous visions. Et si l’on me demandait de définir la médiocrité, je dirais simplement que c’est le don des résultats fâcheux.
 
10*Les routes allaient dans trois directions, toutes : les femmes, les vins, l'argent. Il fallait être très con pour chercher ailleurs. Ne pas faire comme tout le monde, c'est la preuve qu'on est crétin "... Tu verras : les trucs ne sont pas nombreux pour faire de toi un homme riche, respecté, craint. Car, en fait, dans le système où nous sommes, si on n'est pas craint, on n'est rien. Et dans tout ça, le plus simple, c'est le pognon. Le pognon vient de là-haut. Tu n'as qu'à bien ouvrir les mains. D'abord tu te fabriques des marchés : médicaments, constructions, équipements, missions. Un ministre est formé - tu dois savoir cette règle du jeu - , un ministre est formé de vingt pour cent des dépenses de son ministère. Si tu as de la poigne, tu peux fatiguer le chiffre à trente, voire quarante pour cent. Comme tu es à la Santé, commence par le petit coup de la peinture. Tu choisis une couleur heureuse, tu sors un décret : la peinture blanche pour tous les locaux sanitaires. Tu y verses des millions. Tu mets ta main entre les millions et la peinture pour retenir les vingt pour cent.
 
 
11*La vérité est la seule bête qui vous mord sans aboyer.
 

12*Je me disais je suis un guetteur, un écrivain est aussi un guetteur.

 

 
 
 
Le Sanctuaire de la Culture

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Fatale Obsession de Rebecca de Ibende

3 Novembre 2017, 19:24pm

Publié par Juvénale Obili

Congolaise de Brazzaville, Rebecca De Ibende est née le 20 Novembre 1990 à Pointe-Noire. Elle est journaliste et fondatrice de l'association congolaise de solidarité et de la jeunesse ( A.C.S.J ). « De vous à moi » est une émission qu’elle présente sur la chaîne nationale télé Congo.

 

Trois protagonistes forment l'intrigue de Fatale Obsession : Botutu [ Malédiction en Lingala ], Molili [ Obscurité en Lingala ] et Elombé [ Brave; invincible en Lingala ].

 

* Le premier personnage est une femme troublée psychologiquement à cause du mépris que les gens de son village lui vouent. Son manque d'amour-propre la pousse à détester toutes les autres femmes qui prétendent être plus belles qu'elle. Solitaire, elle place son fils au centre de son malheur en le préparant à devenir l'instrument de sa vengeance envers la société.

 

* Le second personnage est le seul fils que Botutu a eu de toute sa vie. Il nourrit un rêve qu'il n'a pas idéalisé de son propre gré: devenir président de la république de Pongui un jour, afin d'honorer sa tendre mère qui ne lui a montré que des valeurs morales et spirituelles stériles. Très jeune encore, il a un plan déjà établi que le lecteur découvre au fil des pages:

 

« Pour devenir président de la république, j'établis trois règles :

   - règle n°1: je tricherai sur les autres.

   - règles n°2: je serai un obstacle pour tous ceux qui seront susceptibles d'être meilleurs que moi.

   - règle n°3: je vendrai mon âme au diable et, enfin, je ferai de ma mère un mythe. »

 

* Le troisième personnage est un jeune politique, membre du même parti que Molili. Mais, celui-ci le considère comme un ennemi parce qu'il est de l'Ouest du pays et que le pouvoir en place est géré par la plupart des gens de la même ethnie alors majoritaires dans la république de Pongui.

 

Molili obtient son BEPC au village grâce à la corruption et est conduit en ville où il grandit avec Laurent, son professeur compatissant envers sa mère et lui. Laurent le considère Molili comme son frère et essaie toutefois de le recadrer lorsqu'il étale ses antivaleurs imbibées d'ambitions démesurées. Comme la plupart des assoiffés de pouvoir, Molili, impatient, est prêt à tout pour y accéder. Il est prêt à ôter la vie à tous ceux qui se mettent sur son chemin. Laurent devenu plus tard président de la république est l'une de ses victimes.

Sur la piste de la vengeance, une fois au pouvoir, Molili gère le pays comme sa maison tout en garantissant les intérêts de la république des Pilleurs, conscient qu'ils sont capables de le chasser du pouvoir même à des milliers de kilomètres. En effet l'entourage politique de Molili n'a d'intentions que de diviser afin de mieux régner en république de Pongui.

 

Le style d'écriture de l'auteur nous renvoie aux histoires politiques d'une Afrique sanguinaire qui sacrifie son peuple au détriment de la soif du pouvoir. Le roman traite aussi de l'hégémonie du continent européen dans la gestion politique africaine. Le texte est teinté d'humour et d'ironie très caractéristiques de ce genre de thèmes. L'on retrouve également les bribes d'une mentalité criarde qui se présente sur la p50: ce qu'on appelle par ''les matolos'' au Congo.

 

Pourquoi ''Obsession fatale'' comme titre ?

À mon sens, ce titre reflète l'état psychologique de Botutu et son fils Molili. Tous les deux sont irrésistiblement obsédés par l'idée de venger le rejet subi  par leur entourage originel d'abord et par la société ensuite. En effet, le tribalisme qui règne entre l'Est dont ils sont ressortissants et l'Ouest a divisé le pays. Je pourrais dire par ailleurs et selon ma lecture que ce titre manifeste le puissant désir qu'ont les peuples à rechercher la Vie même à travers des sentiers insondables.

Fatale Obsession peint le tableau d'une société qui sort de sa situation dégradante vers une autre plus paisible en passant par tous les contours politiques et égocentriques. Il nous montre les couleurs d'une crise sociale et en même temps les moyens de s'en sortir avec pragmatisme. C'est également une invitation à l'intérêt général, à l'unité, au patriotisme, au changement de mentalité, à l'éveil des consciences pour le développement, ...

 

Juvénale Obili

 

Fatale Obsession a été publié en Octobre 2016 par les éditions « L'Harmattan Congo-Brazzaville ». Il comprend 137 pages.

 

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