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Nathasha Pemba- Le Sanctuaire de la Culture

Profession d'Amour de celui qui est appelé à guider les autres. Après l'amour

23 Juillet 2014, 10:41am

Publié par Pénélope MAVOUNGOU

Profession d'Amour de celui qui est appelé à guider les autres. Après l'amour confirmé et affirmé… On lui confie la mission: celle de guider les autres…Ce n'est pas tant à cause de sa grandeur qu'on lui fait confiance, mais C'est parce que le Maître est d'abord miséricordieux qu'il vient toujours vers nous. C'est aussi en vertu de la grande humilité de Pierre que cette mission lui est confiée et c'est à partir de cette humilité qu'il devra exercer sa mission de "guide". S'inspirer de l'attitude du Maître pour guider les autres. Il est passé par le creuset du triple reniement…et cela lui a donné la force d'affirmer son amour. Le futur guide, fort de son expérience saura répondre à ce triple m'aimes-tu? Même dans notre vie de tous les jours, c'est toujours à partir des expériences que nous orientons la vie… Dans l'organisation de la Providence, l'Humble, le Faible a une place de choix. Comme le dira Jean Paul II "C’est en fonction de cet amour conscient de sa fragilité, amour professé avec autant de tremblement que de confiance, que Pierre reçoit le ministère : « Sois le berger de mes agneaux », « sois le pasteur de mes brebis »."

Nathasha Pemba

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Lectures pour l’été : Les oiseaux se cachent pour mourir

14 Juillet 2014, 21:27pm

Publié par Le Sanctuaire de la Culture

C’est d’abord le film que j’ai regardé. Tout le monde en parlait. La première fois c’était en famille. La deuxième fois, j’étais avec deux copines. Les parents d’une de mes copines étaient absents toute la journée et nous avons pris le temps pour regarder les deux cassettes. C’était à l’époque des vidéos cassettes. C’était entre copines. Nous étions ados. Chacune a interprété à sa manière…scandaleux !!!… Même si nous avions reconnu que le père Ralph de Bricassart était plutôt du genre à faire craquer…des ados de notre âge.

Depuis lors, je n’ai plus regardé le film…je me suis contentée du livre que j’ai relu plusieurs fois…et que je relis toujours.

Qu’est-ce qui m’a tant marqué dans ce livre pour que je le relise toujours ?

Les paroles. L’histoire, je pense que les mots sont très forts dans le livre, parce que l’auteur a pris son temps pour l’écrire. Elle a pris son temps pour décrire les lieux, les temps, les personnages. Cela me rappelle un peu La brute de Guy des Cars…que j’ai lu après avoir regardé le téléfilm adapté…ou même « La tricheuse ».

La subtilité du Cardinal qui est bien conscient de la faute de son prêtre, mais qui préfère lui donner du temps, lui témoigner son amitié :

« -Votre éminence, je voudrais me confesser

-Plus tard, plus tard ! Tout d’abord, nous avons à parler et en anglais. De nos jours les murs ont des oreilles mais, grâces soient en soient rendues à notre doux Jésus. Peu d’oreilles entendent l’anglais. Oh, comme c’est bon de vous voir ! Vos sages conseils, votre logique, votre conception parfaite de l’amitié m’ont manqué. On ne m’a jamais adjoint qui que ce soit pour lequel je puisse éprouver ne serait-ce qu’une parcelle de la sympathie que je vous porte.

(…) Ralph nous sommes prêtres, mais pas seulement prêtres ; nous ne pouvons échapper à notre destin en dépit de notre soif d’absolu. Nous sommes des hommes avec les faiblesses des hommes. Rien de ce que vous pourriez me dire ne saurait altérer l’image que je me suis faite de vous au cours des années que nous avons passées ensemble ; rien de ce que vous pourriez me dire ne saurait vous amoindrir à mes yeux et ternir l’amitié que vous porte »

Les oiseaux se cachent pour mourir, pp. 555-556

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Pascale Wilhelmy…une écrivaine québécoise dont les écrits calment les folies et redonnent l'espérance…la vie est toujours possible.

11 Juillet 2014, 19:31pm

Publié par Nathasha Pemba

L'avantage d'être membre de Québec Loisir, c'est qu'on peut lire à l'avance les résumés des livres avant de les acheter. C'est de cette manière que j'ai découvert "l' oeuvre étonnante et captivante de Pascale Wilhelmy"…ses écrits font vibrer mon coeur…j'ai lu son livre en une journée…dans mes déplacements, à l'intérieur des bus…aux arrêts de bus…durant ma pause…j'ai voulu continuer…toujours continuer…J'aime son écriture. J'aime ce qu'elle écrit.

Elle écrit:

"L'an dernier, j'vais croisé un nid de guêpes tombé par terre, comme un énorme paquet de cendres.

-Où vont les guêpes quand il fait froid? lui-avais-je demandé.

-Elles ne vont nulle part. Elles meurent toutes à l'automne.

-Elle est triste, ton histoire, avais-je répliqué.

-Ce n'est pas une histoire. C'est la vie. On meurt tous les jours.

J'aurais dû me douter."

Un extrait du premier chapitre:

"Étendue dans l'eau tiède, elle avait oublié sa gêne, les marques sur ses jambes et le soleil qui frappait dans la pièce. Une lumière crue qui ne pardonnait rien ; l'inconnu face à elle n'aurait plus d'illusions. Seul le bruit des gouttes qui s'échappaient, lentement, une à une, du robinet brisait ce silence parfait. Elle pensa furtivement au supplice chinois, que son frère, en bon aîné cruel, lui avait raconté pour l'effrayer. Il avait vu juste. À sept ans, ce n'étaient ni les sorcières ni les monstres qui peuplaient ses cauchemars. Simplement des gouttes assassines qui tombaient, en un rythme régulier et impitoyable, sur son front. Lorsqu'une violente émotion m'étreint, je sors de mon corps. Je m'en détache pour en faire une tranche de roman. Je deviens la narratrice de ma propre vie. La décrire non pas avec une précision chirurgicale, mais avec des mots qui forment un écran opaque. Une protection solide qui, en général, ne demande pas d'aller plus loin. Je parle de moi à la troisième personne, à la manière des gens qui s'estiment sans connaître le doute. Ces bavards qui racontent leurs propres exploits en utilisant le « il », mille fois plus grand que le « je ». Le « je » outrageusement petit pour eux. Dans mon cas, l'exercice n'a rien d'un gonflement de l'ego ; c'est une question de survie. Plus rarement, quand c'est trop, j'essaie de me noyer. Sans lac, sans rivière, sans cailloux dans les poches de mon manteau. Seulement en inspirant très fort. Je pose ensuite la main sur ma bouche et mon nez et je compte. Jusqu'à présent, j'ai toujours survécu. Ma noyade à l'air libre devra attendre. Surtout maintenant. Je suis ailleurs. Ce matin, je ne le connaissais pas. Depuis, j'ai touché le ciel à deux reprises. Une première fois dans le couloir qui mène à sa chambre. Dès l'entrée, j'ai laissé tomber mes vêtements et ma peur. Et la seconde fois, dans un lit dont je me rappelle uniquement les deux taies d'oreiller dépareillées. Maintenant, je suis dans un bain, avec cet étranger…."

Elle enseigne que dans la vie…on finit toujours par s'en sortir…il faut le vouloir…surtout ne pas se laisser mourir. Après tout…il faut vivre.

Mon avis est simple: je vous le recommande…mais aussi le deuxième roman: "ces mains sont faites pour aimer"

Nathasha Pemba

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"Dans les ténèbres qui m'enserrent Noires comme un puits où l'on se noie Je

10 Juillet 2014, 04:25am

Publié par Pénélope MAVOUNGOU

 

 

 

 

 

 

 

 

"Dans les ténèbres qui m'enserrent

Noires comme un puits où l'on se noie

Je rends grâce aux dieux, quels qu'ils soient

Pour mon âme invincible et fière.

 

Dans de cruelles circonstances

Je n'ai ni gémi ni pleuré

Meurtri par cette existence

Je suis debout, bien que blessé.

 

En ce lieu de colère et de pleurs se profile l'ombre de la Mort

Je ne sais ce que me réserve le sort

Mais je suis, et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin

Nombreux, les châtiments infâmes

Je suis le maître de mon destin Je suis le capitaine de mon âme."

William Ernest Henley (1843-1903)

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Aleph de Paulo Coelho: L'amour est une mission qui traverse l'existence de l'être humain

6 Juillet 2014, 09:00am

Publié par Nathasha Pemba

"Je serai naturellement capable d'aimer au-dessus de tout désamour, De donner, même déposséder de tout, De travailler joyeusement même au milieu de tous les obstacles, De tendre la main malgré la plus complète solitude et l'abandon, De sécher des larmes malgré mon chagrin, De croire même si l'on ne croit pas en moi." Paulo Coelho (Aleph)

J'ai découvert l'oeuvre de Paulo Coelho par les citations. Ensuite, j'ai commencé à le lire.

Le créateur m'avait-il précréé au Japon? Je me le suis toujours demandé, car quand je commence à lire un roman, je commence toujours par la fin. La sensation que cela me donne est inexplicable, mais je termine toujours par le début. Et je comprends mieux. C'est un peu comme si je lisais un Manga!

C'est donc tout naturellement par la fin que j'ai commencé à lire "ALEPH" de Paulo Coelho, et donc, selon ma logique, que j'ai terminé par le début.

Mais c'est quand je suis arrivée au milieu du livre que j'ai été conquise. À la page 160, il est écrit: " La quête de la paix est une manière de prier qui finit par générer lumière et chaleur. Oubliez-vous un peu, sachez que dans la lumière se trouve la sagesse et que dans la chaleur réside la compassion. En marchant sur cette planète, essayez de noter la vraie forme des cieux et de la terre. Ce sera possible si vous ne vous laissez pas paralyser par la peur et décidez que tous vos gestes et attitudes correspondent à ce que vous pensez."

Ma déduction personnelle:

Aleph est:

  • Invitation à la réflexion
  • Apprentissage avec l'autre…la recherche du meilleur.
  • Un homme qui se perd pour se trouver. Chercher l'amour sans concession, sans artifice, sans appartenir à une classe sociale quelconque: chercher simplement l'amour, dans la liberté…

Mais,

on reste toujours dans l'optique que l'oeuvre d'art ou bien l'oeuvre littéraire est subjectif. Cela dépend de la personne qui lit. Comme toutes les oeuvres, Aleph a bien de limites, surtout lorsque cela vient d'un grand auteur comme Paulo Coelho.

Nathasha Pemba

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"Ces mains sont faites pour aimer: Ces lectures ensoleillées qui nous accrochent et qui nous permettent de décrocher...

5 Juillet 2014, 10:01am

Publié par Nathasha Pemba

« Trouver une religion. Me mettre à la boxe. Lui faire éclater le nez. Le premier jour de mars était vierge. Intouché. Il n'y avait ni réunion, ni projet. Une journée blanche, sans horizon. La page est maculée maintenant. Je n'ai pas emprunté mon écriture appliquée. Celle des cartes de souhaits ou des rares mots intimes. Celle que j'ai désapprise. Les traits sont résolus. Le mois sera chargé. J'ai deux ou trois braises à étouffer. Des feux à éteindre. Et je ne suis plus une enfant. » L'année sera belle. Julia en a fait la promesse. Malgré sa peine. Malgré la rage qu'elle porte. Avec une écriture sensible et dépouillée, Pascale Wilhelmy trace la quête d'une femme qui veut faire la paix avec son passé. À tout prix. Par tous les moyens.

(Quatrième de couverture)

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