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Nathasha Pemba- Le Sanctuaire de la Culture

Marilynne Robinson en douze citations

10 Juin 2020, 06:38am

Publié par Nathasha Pemba

heartComme je le dis à mes étudiants : le langage est musique. L’écriture s’apparente à la notation musicale. La musique d’un texte de fiction révèle la façon dont on doit le lire, et, au sens le plus large, ce qu’il signifie. Il est essentiel de ne pas oublier que les personnages eux-mêmes ont une musique, une tonalité et un tempo, exactement comme les personnes réelles. Pour les rendre crédibles, vous devez toujours sentir ce qu’ils diraient ou ne diraient pas.

(Quand j'étais enfant, je lisais des livres)

 

heartTous les auteurs que je connais, lorsqu’on leur demande comment on devient écrivain, répondent par un seul mot : Lisez.

(Quand j'étais enfant, je lisais des livres)

 

heartLe sommeil est bel et bien une miséricorde. On le sent approcher, on se prépare à être emporté [...]. Il fallait faire confiance au sommeil, sinon il vous laissait là, à attendre...

(Lila)

 

heartJe t'ai dit hier soir que je partirais peut-être un jour. Tu m'as demandé : Où ? Je t'ai répondu : Rejoindre le Seigneur. Alors, tu m'as demandé : Pourquoi ? Et je t'ai répondu : Parce que je suis vieux. Tu m'as dit : Je ne te trouve pas vieux. Tu as mis ta main dans la mienne et tu m'as dit : Tu n'es pas très vieux - comme si le problème était réglé.

(Gilead)

 

heartJ'ai toujours aimé l'expression "nourrir un ressentiment", car beaucoup de gens prennent soin de leur ressentiment comme s'il leur tenait particulièrement à coeur.

(Gilead)

 

heartIl y a mille millions de raisons de vivre cette vie, et chacune d'entre elles est pleinement suffisante.

(Gilead)

 

heartIl y a beaucoup de choses sous la surface de la vie, tout le monde le sait. Beaucoup de malveillance, de peur, de culpabilité, et beaucoup, beaucoup de solitude, là où on ne s'attendrait pas en trouver, d'ailleurs.

(Gilead)

 

heartQuand les gens viennent me parler, peu importe ce qu'ils me disent, je suis frappé par une sorte d'incandescence en eux, ce "je" dont le prédicat peut être "aime", "crains" ou "veux" et dont l'objet peut être "quelqu'un" ou "rien" sans que cela ait vraiment d'importance, car la beauté réside dans cette simple présence, qui prend forme autour du "je" comme une flamme autour d'une mèche et qui se diffuse sous forme de souffrance ou de culpabilité ou de joie ou de n'importe quoi d'autre. Mais toujours vive, et pleine de désir et de ressources. Contempler cet aspect de la vie est un privilège du saint ministère que l'on mentionne rarement.

(Gilead)

 

heartL'expérience leur avait appris que la vérité était pourvue de rebords coupants et d'angles aigus, et pouvait entrer sévèrement en contradiction avec la gentillesse.

(Chez nous)

 

heartEt il y avait aussi ce silence exaltant dont elle n’avait jamais éprouvé nul besoin de parler. Son père avait toujours dit : Dieu n’a pas besoin de notre culte. Nous faisons nos dévotions pour élargir notre sens du sacré, afin de sentir et connaître la présence du Seigneur, qui est avec nous toujours. Il avait dit : C’est d’amour dont il s’agit, d’un amour plus élevé, et du plaisir que procure une présence aimante.

(Chez nous)

 

heart​​​​​​Ça fait tellement longtemps que le monde existe, c’est comme si tout avait un sens. On sait jamais exactement ce qu’on prend entre les mains, donc va falloir que tu fasses très attention.

(Lila)

 

heartJ’ai dans l’idée que je ne te verrai plus jamais. Dans cette vie. Je te dirais bien de prendre soin de toi, mais j’ai peur que, ça non plus, tu ne le fasses pas. Enfin, n’hésite jamais…

(Chez nous)

 

Le Sanctuaire de la Culture

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