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Le Sanctuaire de la Culture

Commémorations : Fête des Mères et abolition de l'esclavage

10 Mai 2020, 09:08am

Publié par Nathasha Pemba

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Crédit photo : Paris Match

Les deux commémorations de ce jour me font penser à elle : Michelle  .


Chez nous au Canada  , c'est la fête des mères aujourd'hui. J'ai donc une pensée pour toutes les femmes, ma mère et toutes les mères. Et... Michelle reste à bien des égards un modèle de mère. Depuis quelques années déjà, je mène des recherches personnelles sur la question de la femme. Je me suis rendu compte que quelle qu'en soit la discipline, il y a toujours un retour sur la maternité... ou l'idée de Maternité, qu'elle soit physique ou pas.

 

Entre Madame De Beauvoir qui a dit que la maternité n'était pas son lot; Malula qui a dit que dans la tradition africaine une fille, peu importe son âge est d'abord considérée comme une mère; Marie Gérin-Lajoie qui a accordé une importance particulière à la femme en tant que femme et mère au sein d'une famille... et bien d'autres encore, je pense que l'idée de maternité ne peut être réduite à la procréation... Elle va bien au-delà. Elle est au-delà. On parle souvent de l'Afrique comme étant une terre assoiffée de fécondité. Plusieurs critiques se limitent à la démographie, mais peu comprennent que la fécondité de la femme africaine est universelle... elle est souvent spirituelle (virtuelle) d'ailleurs. Quand on arrive chez elle, peu importent vos origines ou votre âge, elle vous accueille avec une attitude maternelle.


Aujourd'hui, pour le monde "Afro-partout", c'est la commémoration de l'abolition de l'esclavage... une histoire ? Une mémoire... mais un effet dur parce que si l'histoire de l'esclavage est un patrimoine, c'est un patrimoine immatériel faits de sueurs et de sang. L'abolition est faite d'espérance. Il y a quelques jours, je regardais le nouveau documentaire de "Becoming" sur Netflix, et j'ai constaté que Michelle n'a pas honte de ses origines. Elle le rappelle... et être descendante d'esclaves est une responsabilité. Elle essaie de donner le meilleur d'elle-même pour continuer à être une femme inspirante... parce que quand on arrive là où elle est arrivée, on sait qu'on devient une référence... peut-être pas une référence inébranlable, mais une référence... Pas une référence unique, mais une référence qui engendre d'autres références... Elle nous invite à comprendre que nous avons toutes et tous notre place dans le monde
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"J'ai eu la chance de pénétrer dans des châteaux, des salles de classe de quartiers défavorisés et des cuisines de l'Iowa, en essayant simplement d'être moi-même, en essayant de nouer un contact. Pour chaque porte qui s'est ouverte devant moi, j'ai tenté d'ouvrir ma porte à d'autres. Et, au bout du compte, voici ce que j'ai à dire: accueillons-nous les uns les autres. Peut-être alors commencerons-nous à moins nous laisser gouverner par nos peurs, à nous faire moins de fausses idées, à nous délester des préjugés et des stéréotypes qui nous divisent inutilement. Peut-être serions-nous mieux à même de saisir ce qui nous rapproche. Il ne s'agit pas d'être parfait. Il ne s'agit pas de savoir où mène notre route. Accepter d'être reconnu et entendu, de s'approprier son histoire singulière, de faire résonner sa voix véritable est une force. Et être disposé à rencontrer et à écouter l'autre est une grâce. Voilà quel est à mes yeux, le chemin de notre devenir"

 

Michelle Obama, Devenir, p. 485

 

Nathasha Pemba

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