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Nathasha Pemba- Le Sanctuaire de la Culture

Jean-François Lemoyne : Chroniques hu-militaires

13 Avril 2020, 12:01pm

Publié par Nathasha Pemba

Dans « Chroniques hu-militaires », Jean-François Lemoyne entreprend (sous forme de chroniques) de redonner aux vies à certaines expériences qui, dans un contexte de guerre, peuvent aider l’humain à retrouver une part de son humanité.

 

Après plus de 35 ans de service militaire, l’auteur s’intéresse à la dimension humaine de son métier. Il indique une autre manière de toucher l’arme : la peinture, la musique et l’écriture. Il voyage, réellement, mais aussi virtuellement à travers ses personnages et son souvenir.

 

Ce roman relate l’état d’esprit du narrateur : tout ce qu’il a vécu durant ses missions dans les zones de conflit armé. La solitude par exemple :

 

 Lorsque vous êtes commandant d’une unité, vous devez en tout temps avoir une contenance, être presque neutre et être prêt à prendre des décisions sans nécessairement prendre parti. Dans des contextes comme ça, ça rend l’officier ou le militaire qui est en position de commandement un peu plus solitaire et esseulé. Je voulais mettre en relief la solitude de commander, mais montrer qu’en maintenant un lien solide avec les siens, les choses sont plus faciles à vivre.

 

 

 

Au-delà du conflit et de l’idée que l’on peut se faire du milieu militaire ou des zones de conflit, l’auteur nous rappelle que parfois le plus important, ce qui porte les missions ce sont souvent les évènements humains et humanitaires qui nous rappellent en réalité que nous n’avons rien de plus que les autres.

 

Être militaire, c’est un métier noble certes, mais c’est aussi un métier plein de risques. Dans un certain sens, cela peut ressembler à une aventure, mais pas toujours une aventure heureuse. Bref, le militaire, c’est un peu comme le missionnaire. Il est passionné par quelque chose… le courage,  la sobriété, l’amour pour quelque chose ou pour une cause. Réaliser sa mission et éviter le plus de bévues possible.

 

On retrouve ainsi au cœur de ce récit une expérience anglaise irakienne et yougoslave. Entre ces deux expériences, il y a la correspondance avec la bien-aimée

 

L’INTRIGANTE,

Regard furtif, lèvres pincées. Elle s’éclipse à mes avances sans mot dire. Je ne sais que penser : persévérer et risquer l’affront, l’humiliation… ou ronger mon frein et vivre l’incertitude. La maxime Le monde est à ceux qui osent me redonne courage et témérité. Avant ma préface, elle me jette un second coup d’œil provocateur, me désarmant du coup. 

 

 

 

Avec une écriture fluide, inscrite dans le souvenir, Lemoyne transporte son lecteur vers une histoire, celle de l’amour, celle du lointain qui est, en fin de compte, celle du présent et celle de l’avenir. Les bons souvenirs demeurent et forgent le présent.

 

C’est un livre que je recommande aux personnes passionnées de lectures intimes. Comme quoi, le militaire ce n’est pas exclusivement l’arme, c’est surtout l’âme.

 On sort instruit de ce roman.

 

Nathasha Pemba

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Shana 13/04/2020 19:30

J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et un blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers (lien sur pseudo) Au plaisir.

Nathasha Pemba 14/04/2020 00:59

Bonjour Shana, Merci beaucoup. C'est un réel plaisir de savoir que vous faits parti de nos visiteurs. Merci beaucoup. Et bienvenue toujours... Je vais voir votre site. À bientôt là-bas ou ici.