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Le Sanctuaire de la Culture

En 2019... Ils et elles ont dit

30 Décembre 2019, 19:36pm

Publié par Nathasha Pemba

En 2019, ils et elles ont dit...

La rubrique "Conversation" est l'une de nos rubriques  essentielles. En effet, elle nous conduit toujours à la découverte d'un plus dans le cheminement de nos interviewés. Ils peuvent être écrivains, musiciens, muséologues... Bref le plus important pour nous c'est qu'ils soient engagés dans le monde de la Culture.

Au seuil de l'année 2020, nous vous proposons quelques réflexions tirées de nos interviews de 2019.

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heartLouis-Philippe Hébert, Écrivain et Éditeur

"Dans mon esprit à moi (c’est un peu sectaire peut-être), un écrivain qui ne peut pas écrire de la poésie n’est pas un écrivain. Le test ultime de l’écriture c’est la poésie et, ceux qui ne peuvent pas en faire, quant à moi, ne sont pas écrivains. Mais, ce n’est pas tout le monde qui est poète. Autrefois on disait : « libérez le poète en vous ». Le poète n’a pas besoin d’être libéré. Ce n’est pas tout le monde… ce n’est pas tout le monde qui est menuisier, ce n’est pas tout le monde qui est peintre. Moi, ce que je regrette le plus, c’est de ne pas être musicien…"

 

 

heartAlfoncine Nyelenga Bouya, Érivaine

 

"J’ai choisi la littérature comme moyen adéquat et durable pour la transmission des expériences de vie, de mes expériences directes ou indirectes, de ma perception et de ce que j’ai pu appréhender de la vie des autres aux générations futures. Transmettre à qui? Me demanderiez-vous! A mes petits enfants d’abord et à ceux et celles qui pourront lire mes livres".

 

 

heartOphélie Boudimbou, Écrivaine

 

"A vrai dire, je considère le livre/la littérature comme un moyen d’expression et non pas comme une arme. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. D’ailleurs les critiques littéraires l’affirment tout haut : la littérature (l’écriture) n’est qu’intertexte. Tout n’est donc que reformulation."

 

 

heartBlaise Ndala, Écrivain

 

"Je ne crois pas que le rôle ou le statut de l’écrivain ait fondamentalement changé depuis que Homos Sapiens a inventé les idéogrammes pour diffuser ses idées. Sans prétendre réinventer la roue, je vous dirais qu’à mon sens est écrivain celui ou celle qui, convaincu à tort ou à raison d’avoir quelque chose de singulier à dire, se donne le droit de quitter sa forteresse intérieure pour solliciter l’attention des autres au moyen de ses écrits, assume le rôle - ô combien présomptueux - de celui ou de celle qui croit avoir un savoir à partager, et qui accepte par le fait même de se remettre continuellement en question au fil des discours qui font écho à ses propres publications. Cela me semble valable quelles que soient la portée et l’incidence que lesdites publications peuvent avoir au plan politique, social, économique ou religieux".

 

heartRobinson Ngametche, Muséologue

 

"Chacun est libre d’adopter sa culture d’origine ou la culture de sa communauté ou de sa ville d’accueil. Je dirai que la communauté en général c’est quelque chose qui est spécifique à quelqu’un. J’ai une culture, tu as la tienne, le Québécois a la sienne. Une personne qui quitte son pays et qui arrive dans un nouveau pays est libre d’adopter entièrement la culture du lieu qui l’accueille ou faire la cohésion de deux cultures… ne pas se détacher entièrement de ses origines mais garder des marques ou bien s’intégrer dans la culture de l’autre. Les deux ne sont pas incompatibles. Être intégré ou développé ne veut pas dire nier sa culture encore moins l’oublier.

La culture c’est la manière de comprendre le monde, de fabriquer des faits sociaux… Dans chaque culture il y a des points positifs et négatifs".

 

heartSuzanne Kemenang, Éditrice

"Je n’ai jamais vécu ma francophonie en Ontario comme un handicap, bien au contraire ! Être francophone en Ontario, pouvoir vivre et travailler en français, permet de développer rapidement un sentiment d’appartenance à une grande et belle famille. Il y a aussi beaucoup plus d’ouverture et d’accessibilité à bien des égards, ce que je n’ai pas toujours retrouvé au Québec, c’est pourquoi je parlerais plus d’opportunités que de défis d’après ma propre expérience".

 

heartMariusca Moukengue, Slameuse

 

"Le slam est, pour moi, une possibilité de la vie. Il est à mes yeux le moyen par excellence du poétiquement correct: s’exprimer, créer de l’harmonie entre mes rêves. C'est ma réalité à travers le langage poétique. Slamer c’est prêter son souffle de vie aux mots afin que celui-ci change nos maux en véritable source d’espérance. En outre, le slam a ceci de sacré : le partage".

 

 

heartJulie Pope, Auteure, Critique et Professeure de Littérature

"La littérature féminine porte un discours de revendication féminine, un engagement qui peut être social, politique, culturel, idéologique, permettant d’évaluer ou de défendre la condition de la femme. C’est au nom d’une tradition contre l’oppression que les femmes ont pris acte de ce qui était dit sur la femme. Les femmes ont écrit sur la domination phallocentrique. Mais les femmes écrivains se gardent d’une quelconque récupération féministe. Il s’agit de créer une écriture libre de toutes injonctions. C’est dans la langue, le style, le langage que nous pouvons chercher une singularité de la Littérature, une distinction de la littérature".

 

heartBonnes fêtes de fin d'année smileyheart

 

L'équipe du Sanctuaire de la Culture.

 

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