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Le Sanctuaire de la Culture

La leçon de Rosalinde: une philosophie du sens de la Vie

19 Mars 2018, 07:27am

Publié par Nathasha Pemba

Mustapha Fahmi est connu comme professeur de Lettres et enseignant. Il est donc à la fois enseignant, hommes de Lettres et quêteur de sens. Sa production, non moins remarquable couvre plusieurs domaines. Sensible à l’être humain et à sa manière d’habiter le monde, il a placé « La leçon de Rosalinde » sous le signe de l’"être au monde", de l’"être avec" et du "devoir envers tout ce qui vit".

 

Un recueil de pensées d’une grande cohérence

Mustapha Fahmi enseigne la littérature anglaise à l’université du Québec à Chicoutimi. Il est spécialiste de la pensée de Shakespeare. La preuve c’est que la « remarquable Rosalinde » est un des personnages de « Comme il vous plaira » de l’auteur anglais.

 

À la fin de son essai, Fahmi justifie son choix de Shakespeare, un auteur qui a compris l’essentiel de l’existence, l’essentiel de l’humain. Il écrit par ailleurs : « Shakespeare nous comprend mieux que nous nous comprenons nous-même. Quand nous lisons Shakespeare, nous nous lisons sous une myriade de lumières et sous tous les angles possibles ».

 

Par ailleurs le titre de l’essai s’explique aussi par le fait que le personnage de Rosalinde incarne le juste milieu où elle cherche à placer l’amour. Ce juste milieu s’apparente à la prudence et à l'équilibre des choix. Comme Rosalinde éduque Orlando sur la question de l’amour, le rôle de ce recueil de pensée, de mon point de vue, a pour objectif de nous éduquer à la vie, à la sincérité de l’amour et à la manière de vivre notre relation avec autrui. De ce fait, la « Leçon de Rosalinde » est un livre pour tout le monde.

 

Outre Shakespeare, l’auteur partage l’expérience de son amitié avec trois philosophes : Spinoza, Nietzsche et Heidegger. Du premier, on garde la joie. Du second, on apprend que la vie, il faut l’assumer avec ses défauts et sa différence. Chaque humain est invité à trouver sa voie. Du troisième, on retient l’amour pour l’environnement qui se comprend à partir du concept d’« habitation ».

 

Toutefois, au niveau de ma chronique, je dirai que la difficulté à produire un compte rendu sur un recueil de pensées réside dans le fait qu’il est difficile d'écrire exactement comme s’il s’agissait d’un livre plein. C’est pour cela que je me suis sentie obligée d’opérer un choix sur deux parties : Préludes et Suites.

 

Préludes,

Dans cette partie intitulée Préludes, l’auteur évoque les devoirs de l’être humain ainsi que  la manière d’habiter le monde. Il fait une appropriation excellente de la notion d’habitation à partir d’Heidegger. Ce devoir il le résume dans la volonté de l’humain à aider autrui à s’ouvrir au monde et à exercer ses talents. De cette façon, il conclut que tout humain sur terre a des devoirs envers lui-même, envers l’autre et envers la nature.

 

Suites

Respect, dialogue et reconnaissance forment cette partie. L’auteur pointe les limites du respect et invite l’humanité postmoderne à penser d’autres paradigmes sociaux. C’est à cet effet qu’il suggère l’idée de dialogue comme valeur sociale.

 

Je recommande la lecture de cet ouvrage et je vous invite à découvrir les autres parties où plusieurs autres pensées se déploient.

 

Nathasha Pemba

 

 

Référence,

Mustapha Fahmi, La leçon de Rosalinde, Chicoutimi, La Peuplade, 2018.

Au Canada, dans toutes les librairies et en ligne: 21, 95 $

En France, dans toutes les librairies et en ligne: 18 

P.S. Un immense merci aux Éditions la Peuplade pour l'envoi de ce livre.

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