Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Nathasha Pemba- Le Sanctuaire de la Culture

Mariama Bâ en douze citations

26 Janvier 2018, 00:07am

Publié par Le Sanctuaire de la Culture

1-La femme ne doit pas être l’accessoire qui orne. L’objet que l’on déplace, la compagne qu’on flatte ou calme avec des promesses. La femme est la racine première, fondamentale de la nation où se greffe tout apport, d’où part aussi toute floraison. Il faut inciter la femme à s’intéresser davantage au sort de son pays.

2-L’amitié a des grandeurs inconnues de l’amour. Elle se fortifie dans les difficultés, alors que les contraintes massacrent l’amour. Elle résiste au temps qui lasse et désunit les couples. Elle a des élévations inconnues de l’amour.

3-Pour vaincre la détresse quand elle vous assiège, il faut de la volonté. Quand on pense que chaque seconde écoulée abrège la vie, on doit profiter intensément de cette seconde, c’est la somme de toutes les secondes perdues ou cueillies qui fait les vies ratées ou réussies. Se muscler pour endiguer les désespoirs et les réduire à leur juste proportions ! Quand on se laisse mollement pénétrer par l’amertume, la dépression nerveuse guette. Petit à petit, elle prend possession de votre être.

4-Puissance des livres, invention merveilleuse de l’astucieuse intelligence humaine. Signes divers, associés en sons ; sons différents qui moulent le mot. Agencement de mots d’où jaillissent l’Idée, la Pensée, l’Histoire, la Science, la Vie,. Instrument unique de relation et de culture, moyen inégalé de donner et de recevoir. Les livres soudent des générations au même labeur continu qui fait progresser. Ils te permirent de te hisser. Ce que la société te refusait, ils te l’accordèrent.

5-Tu veux dissocier l’amour tout court et l’amour physique. Je te rétorque que la communion charnelle ne peut être sans l’acceptation du cœur, si minime soit-elle. Si tu peux procréer sans aimer, rien que pour assouvir l’orgueil d’une mère déclinante, je te trouve vil. Dès lors, tu dégringoles de l’échelon supérieur, de la respectabilité où je t’ai toujours hissé. Ton raisonnement qui scinde est inadmissible.

6-Allez leur expliquer qu’une femme qui travaille n’en est pas moins responsable de son foyer. Allez leur expliquer  que rien ne va si vous ne descendez pas dans l’arène, que vous avez tout à vérifier, souvent tout à reprendre : ménage, cuisine, repassage. Vous les enfants à débarbouiller, le mari à soigner. La femme qui travaille a des charges doubles aussi écrasantes les unes que les autres, qu’elle essaie de concilier. Comment les concilier ? Là réside tout un savoir-faire qui différencie les foyers.

7-Chaque vie recèle une parcelle d’héroïsme, un héroïsme obscur fait d’abdications, de renoncements et d’acquiescements, sous le fouet impitoyable de la fatalité.

8-Tu me diras : la vie n’est pas lisse. On y bute sur des aspérités. Je sais aussi : nul mariage n’est lisse. Il reflète les différences de caractère et de potentiel sentimental. Dans tel couple, l’homme est victime d’une volage ou d’une femme emmurée dans ses préoccupations propres, qui refuse tout dialogue et brise tout élan de tendresse. Dans tel autre, l’alcoolisme est la lèpre qui ronge santé, avoir, paix. Il met en scène le dérèglement de l’individu qu’il détruit, dans des spectacles grotesques qui sapent la dignité ; dans les drames où les coups de poings sont des arguments solides et la lame menaçante d’un couteau, un appel infaillible au silence.

9-Tu oublies que j’ai un cœur, une raison, que je ne suis pas un objet que l’on se passe de main en main. Tu ignores ce que se marier signifie pour moi : c’est un acte de foi et d’amour, un don total de soi à l’être que l’on a choisi.

10-La femme ne doit pas être l’accessoire qui orne. L’objet que l’on déplace, la compagne qu’on flatte ou calme avec des promesses. La femme est la racine première, fondamentale de la nation où se greffe tout apport, d’où part aussi toute floraison. Il faut inciter la femme à s’intéresser davantage au sort de son pays.

11-La réaction est humaine de se donner une large portion quand on partage le gâteau.

12-Plus on est responsable, plus on le sent ; la misère vous serre le cœur et vous n’avez pas de prise sur elle. Il s’agit de toutes les misères matérielles et morales.

Le Sanctuaire de la Culture

Commenter cet article