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Le Sanctuaire de la Culture

À la rencontre de Hoz Huster

27 Novembre 2017, 17:53pm

Publié par Juvénale Obili

Huz Hoster est un jeune congolais qui porte en lui une passion particulière pour la créativité. Juvénale Obili l'a rencontré pour le Sanctuaire de la Culture.

 

Bonjour Hoz, comment vas-tu ?

 

Je vais bien, merci !

 

Peux-tu nous parler de ta passion ?

Sur ma passion, je dirai que je suis sans doute comme tout le monde, mais je m’intéresse aux choses qui sortent un peu de l’ordinaire et à caractère innovant ; je suis par conséquent passionné par la Robotique, la mécanique, l’électronique, la couture, la soudure et l’informatique.

 

Pourquoi Hoz ?

Hoz est mon identité dans tout ce que je fais. C'est en quelque sorte mon pseudo ! Depuis 2002 quand je me suis lancé en robotique et informatique, je me suis procuré cette appellation. Et depuis, elle fait aussi partie de mon identité car tous ceux qui connaissent Hoz, sont toujours accrochés par l’une ou plusieurs de mes réalisations.

 

Être bricoleur dans le secteur industriel n'est-il pas un vrai challenge au quotidien ?

Être bricoleur est un vrai challenge, non seulement dans le secteur industriel, parce que ce qu’on fait n’est toujours pas suffisant, et parce que l'idéal c'est toujours de se surpasser et de toujours faire mieux ! Dans le secteur industriel encore, aujourd’hui influencé par les nouvelles technologies, je suis tout le temps dans l’actualité pour être à jour et me mettre en phase avec les nouvelles technologies et les nouvelles techniques industrielles.

 

Comment t'organises-tu ?

L’organisation est très importante quand on se retrouve détenteur de plusieurs compétences ! J’ai actuellement plus de cinq projets en cours de réalisation, je m’organise toujours à me consacrer deux ou trois jours par semaines pour avancer. Bien que ce soit très difficile d’être technicien dans mon pays, néanmoins je donne toujours le meilleur de moi-même pour avancer dans cette aventure.

 

Quel est ton plus grand rêve ?

Mon rêve est de devenir dans un futur très proche, un géant congolais dans le secteur des nouvelles technologies ; constructeur de matériel industriel très réputé en Afrique et fabriquant d’une nouvelle marque de voitures électriques au Congo.

 

La vente de tes articles...

Concernant mes articles (en couture par exemple), j’ai déjà vendu une cinquantaine de sacs et trousses pour femmes  et le nombre ne cesse d’augmenter ; j’ai garni plus d’une dizaine de voitures en sellerie automobile en une année ;  en industrie, j’ai développé une machine Cintreuse qui me permet aujourd’hui de fabriquer les meubles métalliques, et avec la même j’ai pu en trois mois fabriquer plus de soixante-dix produits parmi lesquels des tabourets pour bar, berceau pour bébé, plusieurs chaises de salon très design dont j’ai déjà vendu plus de 22 dans la ville de Pointe-Noire. Toutefois, je me sers des réseaux sociaux et du bouche à oreilles pour faire la promotion de mes produits !

 

Des jeunes désœuvrés dans la société congolaise peuvent-ils croire en l'avenir ?

Les jeunes désœuvrés ont des chances de parvenir dans notre société ! Pour cela, nous devons organiser des cellules de soutient et de transfert de compétences pour leur prise en charge et pour leur épanouissement dans le milieu du travail, et enfin pour leur permettre d’établir des plans pour l’avenir car l’avenir du Congo se trouve dans les bonnes actions de la jeunesse.

 

Que peux-tu demander au Congo en tant que fils et artiste pétri de talents ?

Pour ce qui est du Congo, je souhaiterais que nous disposions des plates formes d’échanges, de transfert des compétences et un bon accès aux nouvelles technologies ! Je ne suis pas le seul à être pétri de talent, il est du devoir de mon pays de favoriser les jeunes et de leur permettre de donner le meilleur d’eux-mêmes dans leurs domaines de compétence.

 

Des perspectives ?

Des perspectives, oui ; je me suis toujours vu comme un entrepreneur, un concepteur et dans les cinq prochaines années me voir à la tête d’une grande entreprise congolaise, employant uniquement la main d’œuvre locale.

 

Un message à l'endroit des jeunes ?

Aux jeunes, je leur dirais de ne pas abandonner, de rester droit et persévérant dans leur rêve et surtout de s’ouvrir au monde et aux autres ! En créant des groupes d’études, ils pourront se compléter et plus tard former un large réseau d’échanges d’informations.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR JUVÉNALE OBILI

 

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